
L’essentiel sur la vraie personnalisation en 30 secondes
- Un simple tampon ou impression jet d’encre n’est pas une personnalisation durable
- Quatre techniques principales : sérigraphie, tampographie, gravure laser, broderie — chacune avec ses seuils de quantité et sa tenue
- Le vrai critère : le marquage résiste-t-il à l’usage quotidien (lavages, frottements) ?
- Exigez toujours un BAT numérique et un fichier vectoriel pour un rendu optimal
Un logo imprimé ne fait pas un goodies personnalisé
Franchement, ça m’agace. Trop de fournisseurs utilisent le mot « personnalisé » pour désigner n’importe quelle impression sur un objet. Vous envoyez un JPEG flou, ils tamponnent votre logo en quadrichromie sur un mug générique, et voilà : c’est « personnalisé ». Sauf que trois mois plus tard, votre marque a disparu au lave-vaisselle.
Mon avis (qui n’engage que moi) : un goodies n’est vraiment personnalisé qu’à partir du moment où le marquage résiste à l’usage réel. Tout le reste, c’est du marketing. Un objet qu’on garde sur son bureau sept mois ou plus — selon le baromètre 2024 de la 2FPCO, c’est le cas pour 64,8 % des objets médias — c’est un objet dont le marquage tient.

Ce qui distingue le marquage basique de la vraie personnalisation : Le marquage basique (impression jet d’encre, transfert thermique entrée de gamme) s’applique en surface. La personnalisation durable (gravure, sérigraphie qualitative, broderie) pénètre ou s’ancre dans le matériau. Résultat : l’un s’efface, l’autre reste.
Dans les commandes que j’accompagne en Suisse romande, je constate régulièrement que des clients confondent tampographie et sérigraphie. Le rendu les déçoit et ils doivent parfois recommander. Ce constat n’est pas généralisable mais revient souvent avec les PME qui passent leur première commande.
Les 4 niveaux de personnalisation et ce qu’ils changent vraiment
Plutôt que de vous noyer sous une liste exhaustive de techniques (il en existe une dizaine), je me concentre sur les quatre qui couvrent nonante pour cent des besoins en entreprise. Pour les cas spéciaux — sublimation, impression UV, flocage — c’est du sur-mesure, et vous aurez besoin d’un accompagnement dédié.
Voici le comparatif qui vous permettra de trancher selon votre budget, vos quantités et vos exigences de durabilité. Les techniques de personnalisation évoluent, mais ces fondamentaux restent stables.
| Technique | Durabilité | Quantité min. | Coût relatif | Perception qualité |
|---|---|---|---|---|
| Sérigraphie | Excellente (résiste aux lavages) | 50-100 pièces | Moyen | Professionnelle |
| Gravure laser | Permanente | 10-25 pièces | Élevé | Premium |
| Broderie | Très bonne (textile) | 20-50 pièces | Élevé | Haut de gamme |
| Tampographie | Moyenne à bonne | 25-50 pièces | Accessible | Standard |
La gravure laser est permanente et très résistante à l’abrasion. C’est mon choix par défaut pour les objets métalliques destinés à durer — gourdes, porte-clés, stylos premium.

La sérigraphie, elle, sera utilisée pour les grandes quantités tandis que la tampographie est réalisable sur des quantités plus petites. C’est une question d’économie d’échelle. Attention au piège classique : la tampographie convient aux objets de forme complexe (stylos courbes, bouteilles) mais son adhérence reste inférieure à la sérigraphie sur surfaces planes.
Comment éviter les goodies qui finissent à la poubelle
J’ai accompagné Céline l’année dernière. Son cas m’a marqué parce qu’il illustre exactement ce qu’il ne faut pas faire — et elle n’est pas la seule à être tombée dans ce piège.
Le cas Céline : quand le logo s’efface après 3 lavages
J’ai accompagné Céline, 38 ans, responsable communication d’une association sportive genevoise. Elle avait commandé 200 gourdes pour un événement cantonal. Budget serré, elle avait opté pour une impression numérique bas de gamme. Résultat : le logo était illisible après trois mois. L’image de l’association en a pris un coup. Elle a dû recommander avec gravure laser — budget doublé, mais durabilité garantie cette fois.
Ce que Céline ignorait : la différence de coût entre une impression basique et une gravure tourne autour de CHF 1.50 à 3.– par pièce. Sur 200 gourdes, ça représente CHF 300 à 600.– de plus. Mais recommander coûte le double du budget initial. Soyons clairs : mieux vaut investir une fois correctement que de payer deux fois.
Pour trouver un objet personnalisé qui tienne dans le temps, appliquez ces critères avant de valider votre devis.
5 questions à poser avant de valider votre devis goodies
- Quelle technique de marquage est utilisée exactement ?
- Le marquage résiste-t-il au lave-vaisselle ou aux lavages répétés ?
- Recevrai-je un BAT numérique avant production ?
- Mon fichier logo est-il en format vectoriel (AI, EPS, PDF) ?
- Puis-je commander un échantillon personnalisé avant la série ?
Selon les recommandations de Goodies Français, comptez 3 à 4 semaines minimum avant votre événement pour les objets personnalisés standards. Pour du Made in Switzerland ou du sur-mesure, ajoutez une à deux semaines supplémentaires. Je ne vais pas vous mentir : j’ai vu des délais plus longs à Genève pendant les périodes de salon (septembre, mars).
Vos questions sur la personnalisation de goodies
Voici les interrogations qui reviennent le plus souvent quand j’accompagne des entreprises en Suisse romande. Cette liste n’est pas exhaustive — chaque projet a ses spécificités.
Quelle quantité minimum pour personnaliser des goodies ?
Ça dépend de la technique. La gravure laser démarre parfois dès 10-25 pièces. La sérigraphie devient rentable à partir de 50-100 pièces. La tampographie se situe entre les deux. Certains fournisseurs acceptent l’unité en impression numérique, mais la durabilité sera limitée.
Combien de temps pour recevoir des goodies personnalisés en Suisse ?
Comptez généralement entre 10 et 15 jours ouvrés pour une commande standard selon les professionnels du secteur. Pour du sur-mesure ou en période chargée, prévoyez plutôt 3 à 4 semaines. Mon conseil : anticipez toujours d’une semaine par rapport au délai annoncé.
Quel format de logo fournir pour une personnalisation de qualité ?
Un fichier vectoriel (AI, EPS ou PDF vectorisé) est indispensable pour un rendu optimal. Les fichiers JPG ou PNG en basse résolution donnent des résultats flous ou pixelisés. Si vous n’avez pas de fichier vectoriel, demandez à votre graphiste de le créer avant de commander.
La personnalisation résiste-t-elle au lave-vaisselle ?
La gravure laser et la sérigraphie haute température résistent généralement très bien. L’impression numérique et certains transferts s’abîment au fil des lavages. Posez toujours la question explicitement à votre fournisseur — c’est un critère discriminant.
Peut-on personnaliser en petite série sans surcoût excessif ?
Oui, mais avec les bonnes techniques. La gravure laser et la tampographie sont adaptées aux petites séries (25-50 pièces). L’impression numérique permet même l’unité. Le prix unitaire sera plus élevé qu’en grande série, mais ça reste accessible pour un événement ponctuel.
Si vous ne devez retenir qu’une chose : 71,3 % des destinataires se souviennent de la marque associée à un objet publicitaire reçu. Mais seulement si cet objet dure assez longtemps pour créer cette mémoire. Un goodies qui s’efface après quelques semaines, c’est un investissement perdu.
Pour aller plus loin et obtenir une estimation précise selon vos besoins, consultez les tarifs d’impression de goodies disponibles.
La prochaine étape pour vous
Ce qu’il faut vérifier avant votre prochaine commande
- Identifiez la technique de marquage adaptée à votre support ET à votre budget
- Préparez un fichier vectoriel de votre logo avant de demander un devis
- Exigez un BAT numérique et, si possible, un échantillon physique
Plutôt que de vous lancer à l’aveugle, posez-vous cette question : le goodies que vous envisagez sera-t-il encore présentable dans six mois ? Si la réponse est incertaine, c’est que le niveau de personnalisation proposé n’est pas à la hauteur de vos ambitions.